Comme vous l'avez signalé, vous intervenez peut-être pour la dernière fois devant notre commission. Au nom du groupe Union Centriste, je me permets de vous témoigner toute notre considération pour le travail que vous avez accompli au service de la France durant une décennie. Face aux difficultés, vous avez toujours agi avec intelligence et bravoure. En tant que sénateur des Français de l'étranger, je salue votre action en faveur de nos compatriotes depuis le début de la pandémie. La loi de programmation relative au développement solidaire et à la lutte contre les inégalités mondiales restera une référence. Enfin, je vous remercie d'avoir été à l'écoute de chacun d'entre nous.
J'en viens à ma question. Pourtant signataire des accords de Dayton, la Russie prend désormais le parti opposé : elle a déposé un projet de résolution au Conseil de sécurité des Nations Unies visant à supprimer le poste de haut représentant international en Bosnie-Herzégovine. L'entreprise a échoué, car seule la Chine soutenait la Russie.
M. Milorad Dodik, détenteur du siège réservé aux Serbes dans la présidence collégiale de Bosnie, a organisé, le 9 janvier dernier, un défilé à Banja Luka réunissant les forces de police bosno-serbes et les « Loups de la nuit », un groupe russe nationaliste favorable au pouvoir en place au Kremlin qui, pour l'occasion, avait revêtu des uniformes paramilitaires noirs.
J'ai interrogé Son Excellence M. Alexander Zezyulin, ambassadeur de la fédération de Russie en France afin de savoir si son pays soutenait le projet séparatiste de M. Dodik en Bosnie. L'ambassadeur a revendiqué ses bonnes relations avec M. Dodik et marqué sa sympathie pour les projets visant à contrer la réunification forcée de la Bosnie-Herzégovine. L'attitude de la Russie contribue-t-elle à exacerber les tensions ? Quelle est la position de la France et de l'Union européenne à ce sujet ?