Monsieur le ministre, je ne prolongerai pas les louanges qui viennent de vous être prodiguées, auxquelles je m'associe bien sûr.
On assiste soi-disant à une désescalade ; pourtant, en Ukraine, le ministère de la défense et deux principales banques ukrainiennes viennent d'être victimes d'une cyberattaque. John Kirby, le porte-parole du Pentagone, affirme que la situation n'a pas évolué.
Quelles sont les propositions du président Poutine pour reprendre le chemin de la négociation ? Dans la presse, vous avez dit : « Tout est possible, nous ne savons rien, nous espérons ». Quelle est la position de la France à cet égard ? Quelles mesures avez-vous décidé de prendre ?
S'agissant des manoeuvres importantes constatées en Biélorussie, pensez-vous que le désengagement dans ce pays est réel ou qu'il constitue un leurre ? Certes, les troupes russes finiront par se retirer ; toutefois, des matériels militaires importants ont-ils été apportés en Biélorussie à cette occasion ?
Si les forces russes prenaient pied dans le corridor de Suwalki, afin d'établir une liaison avec leurs bases de Kaliningrad, les pays baltes courraient le risque d'être encerclés et ne pourraient pas recevoir de renforts rapidement. N'est-ce pas un talon d'Achille pour l'OTAN ?