Je vous pose une question au nom de Jean-Pierre Grand. La réforme du corps diplomatique préoccupe grandement l'ensemble de notre commission. Il ne faut pas se tromper de débat : le Président de la République pouvait, avant cette réforme, nommer ambassadeur la personne de son choix. Plusieurs de nos ambassadeurs thématiques ne sont pas issus du corps diplomatique. Il s'agit bien, en revanche, de ne pas diluer les compétences. Nous avons actuellement un corps diplomatique professionnel expérimenté, qui est aussi la précieuse mémoire du Quai d'Orsay. Son excellence est reconnue dans toutes les enceintes internationales. L'enrichir par une plus grande ouverture aux autres hauts fonctionnaires et par une mobilité accrue ne doit pas se faire au détriment de la cohérence du corps diplomatique dans le monde entier.
Je crois savoir que vous avez obtenu la garantie de préservation du concours d'Orient, et que les hauts fonctionnaires du ministère ne seront pas contraints de devenir administrateurs d'État s'ils ne le souhaitent pas. Quelles sont les garanties obtenues ainsi que les fragilités restantes ?