Tout à fait, monsieur le président !
Madame Billon, la solution que vous proposez serait pire. En effet, nous connaissons tous des cas où des personnes, choquées par ce qui leur est arrivé, veulent déposer plainte dans l’urgence et se dirigent directement vers un service de police ou de gendarmerie. Or la loi de la République empêche les policiers ou les gendarmes de leur dire qu’elles ne peuvent pas déposer plainte parce qu’elles ne sont pas accompagnées.
En cas de violences conjugales ou d’agression sexuelle, lorsqu’une femme pousse la porte d’un commissariat qui est ouvert vingt-quatre heures sur vingt-quatre, il est impossible de lui dire, par exemple à deux heures du matin, d’attendre et d’appeler quelqu’un de son choix, notamment un avocat, pour venir l’assister. On risque d’aboutir à une situation qui serait contraire à votre souhait…