Quel état des lieux faites-vous de la recherche biomédicale française ? Partagez-vous le constat dressé, dans un récent rapport, par le nouveau président de l'Académie des sciences, M. Alain Fischer, qui parle d'« un état préoccupant », de nombreux indicateurs montrant que la France perd du terrain sur la scène internationale. Quelles sont, selon vous, les mesures à prendre pour enrayer ce décrochage ?
Lors de nos travaux de contrôle pendant la crise de la covid, avec mes collègues Pierre Ouzoulias et Stéphane Piednoir, nous avions pointé le manque de stratégie nationale en recherche biomédicale et un déficit de gouvernance. Le rapport de la Cour des comptes, publié lundi 23 janvier, déplore ces mêmes carences. Êtes-vous d'accord avec ce diagnostic ? L'Inserm pourrait-il, ou doit-il, avoir un rôle de pilotage en matière de recherche biomédicale ? Vous avez davantage parlé d'innovation que de recherche fondamentale. Pourriez-vous développer ?
La crise sanitaire a aussi révélé des tensions entre les CHU et l'Inserm, celui-ci ayant pris des initiatives nationales sur les essais thérapeutiques, les grandes cohortes, etc. Comment comptez-vous améliorer la collaboration entre l'Inserm et le secteur hospitalier ? Quid aussi des associations de patients ?
Comment abordez-vous la question des relations entre les organismes de recherche et les universités, qui constitue un sujet important à l'agenda de la ministre ? La gestion des UMR doit-elle, selon vous, évoluer ?