Vous avez déjà évoqué le silence de l'Inserm durant la pandémie. Il faut reconnaître que toute la responsabilité n'en incombe pas à cet organisme, puisqu'il a été écarté par le Président de la République au travers de la mise en place d'un comité scientifique. Quoi qu'il en soit, il est primordial que l'Inserm puisse désormais exercer ses missions de conseil du Gouvernement, d'aiguillon de la recherche et d'information du public. Il s'agit d'un préalable essentiel.
La ministre de l'enseignement supérieur a clairement fait part de son souhait de redéfinir les relations entre l'Inserm, le CNRS et les universités ; l'Inserm, comme le CNRS, pourrait perdre son rôle d'opérateur et d'acteur stratégique de la recherche pour devenir, dans un premier temps, une agence de gestion des personnels et des ressources. À terme, les budgets de la recherche pourraient donc être confiés à l'Agence nationale de la recherche, et les salariés de l'Inserm devenir un vivier d'enseignants fort utile pour les universités, auxquelles ils seraient rattachés. Est-ce ainsi que vous envisagez les choses ? Quelles sont, selon vous, les perspectives de l'Inserm et comment évolueront ses relations avec les universités ?