Le numérique est aujourd'hui indispensable, c'est une évidence. Encore faut-il posséder des connexions, des outils et savoir les utiliser. Or un Français sur six est aujourd'hui en situation d'illectronisme. Dans ma région, les Hauts-de-France, cela concernerait près de 800 000 personnes selon l'Insee. Certes, il existe plus de 800 dispositifs d'aide dans la région, mais c'est insuffisant, comme le regrette l'association Emmaüs Connect.
En 2018, une stratégie pour réduire la fracture numérique avait été mise en place dans ma région, pilotée par la direction régionale de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale, mais il est difficile de bien coordonner l'offre d'aide et la demande, notamment pour les plus précaires et les personnes âgées, qui, au-delà du problème technique et matériel, nécessitent une formation en présentiel et parfois à domicile. Comment répondre à ce besoin ? C'est un dispositif lourd, mais qui est un véritable enjeu de société, lié notamment au basculement rapide des administrations dans la numérisation.
Votre ministère imagine-t-il des mesures complémentaires aux initiatives associatives et municipales pour répondre aux besoins pédagogiques spécifiques de cette population victime d'illectronisme ?
Par ailleurs, travaillez-vous avec la SNCF pour que nous puissions avoir Internet dans les TER, comme on peut l'avoir dans le TGV ? La ligne Amiens-Paris est l'une des plus fréquentées de France. Il n'y a pas d'accès à Internet dans le train, et comme il n'y a pas non plus d'accès mobile sur la ligne, on ne peut utiliser son téléphone mobile pour se connecter à Internet et préparer nos réunions de commission !
Il serait donc bon, monsieur le ministre, que vous interveniez auprès de la SNCF pour que nous puissions remédier à cette situation.