Cet amendement vise à supprimer l'alinéa 65.
En effet, l'article 3 n'intègre pas les journalistes dans le régime d'exception prévu à l'article 100-7 du code de procédure pénale, qui dispose notamment : « Aucune interception ne peut avoir lieu sur la ligne d'un député ou d'un sénateur sans que le président de l'assemblée à laquelle il appartient en soit informé par le juge d'instruction. Aucune interception ne peut avoir lieu sur une ligne dépendant du cabinet d'un avocat ou de son domicile sans que le bâtonnier en soit informé par le juge d'instruction ».
Les journalistes ne figurent pas dans le champ de cette prohibition de principe, alors qu'ils bénéficient du secret des sources, qui, comme le secret professionnel de l'avocat, est le cœur de la démocratie et de l'État de droit.
Autoriser l'activation à distance des appareils électroniques des journalistes, c'est nuire gravement à la liberté de la presse et à la protection des sources.