L’efficacité d’une entreprise publique, quelle que soit sa nature, quel que soit son statut, ne se mesure pas uniquement en termes de rentabilité ou de valorisation boursière.
Je vous invite, mes chers collègues, à prendre connaissance des travaux de la commission Stiglitz, mandatée par le Président de la République pour « développer une réflexion sur les moyens d’échapper à une approche trop quantitative, trop comptable de la mesure de nos performances collectives et d’élaborer de nouveaux indicateurs de richesse ».
Je ne sais ce qu’il adviendra de cette énième commission, mais gardons-en l’ambition initiale, qui paraît éminemment louable et qui mériterait d’être adaptée. Nous sommes en effet attachés à ce que la performance de l’entreprise publique La Poste puisse être aussi mesurée sous l’angle de la satisfaction et de l’adaptation aux attentes des usagers.
L’amendement n° 527 vise ainsi à assurer que l’ensemble des points de contact, notamment les bureaux de poste, pourront proposer des horaires ainsi qu’un nombre d’heures d’ouverture compatibles avec les modes de vie des usagers et répondant à leurs besoins.
Hier, je faisais référence à la consultation à laquelle j’ai procédé auprès des élus des Alpes-Maritimes, particulièrement en milieu rural. Un constat s’est imposé : la mise en œuvre d’une politique drastique de réduction des horaires d’ouverture et des personnels, ce qui diminue l’accessibilité des usagers aux services proposés. Or il est dans la logique même du service public d’être adapté aux besoins des usagers.
Il nous paraît donc essentiel que les services qui doivent être rendus aux usagers soient assurés. C’est pourquoi nous avons déposé l’amendement n° 527. Mais est-il besoin d’insister encore sur le rôle éminemment important de La Poste dans des milieux particulièrement fragiles ?