a estimé que notre pays tendait à surestimer sa capacité d'influence sur la situation libanaise, et que, de surcroît, ses positions étaient marquées par une confusion fréquente entre son rôle traditionnel d'ami des chrétiens libanais et sa volonté plus récente de s'ériger en auxiliaire de l'entente entre les diverses communautés de ce pays. Cependant, la France ne doit s'interdire a priori aucun dialogue, pourvu qu'il soit utile et conforme à ses intérêts. S'agissant de la Syrie, c'est un règlement régional qui, seul, pourrait la priver de son pouvoir de nuisance. M. Hubert Védrine a donc considéré qu'il convenait de ne pas surinvestir dans cette question et, qu'en fait, la question palestinienne demeurait la clé. Il a rappelé que, face aux difficultés affectant le Moyen-Orient, les recommandations contenues dans le rapport « Baker-Hamilton » de décembre 2006 comportaient la présentation d'une politique occidentale possible, complètement différente sur les questions irakiennes, iraniennes et palestiniennes.