Une réflexion globale sur la pêche doit avoir rapidement lieu. La France dispose d'une zone économique maritime quasiment identique à celle des États-Unis et elle importe 85 % de ses besoins en poissons et crustacés : c'est impensable !
J'ai été rapporteur pour la pêche de la loi de modernisation de l'agriculture et de la pêche, la LMAP : nous avions adopté à l'unanimité un amendement pour que pêcheurs et scientifiques travaillent ensemble, sur les mêmes bateaux. Cette disposition n'a pas été, ou mal, appliquée, tandis que les constats des scientifiques, contestés par les pêcheurs, servent de base à la politique européenne.
Il y a donc un gros travail de réflexion à faire pour que la France puisse profiter de ses atouts.