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Interventions sur "connaissance" de Jean-Michel Houllegatte


3 interventions trouvées.

...vernance, se pose la question de l’ambition de la France de devenir une grande nation maritime. Notre pays devra, comme le mentionne Christian Buchet, s’affranchir de son passé, et de sa tendance à vouloir desserrer la mâchoire de fer de Charles Quint et à se tourner vers l’Est, et donc vers la terre. L’exposition « Miroir du Monde », que l’on peut admirer au musée du Luxembourg, témoigne que la connaissance et la puissance ont dépendu de la maîtrise des mers et de l’organisation des circuits logistiques, apanage successif des Portugais, des Hollandais, des Anglais, et aujourd’hui des Chinois. Affirmer une vocation maritime, c’est impulser une identité qui passe par la sensibilisation, l’éducation, la vulgarisation scientifique et technique, la constitution d’un réseau de formation et de recherche, ...

Il existe une ambiguïté sur le terme d'exploration. Si l'on fait une analogie avec l'activité des pétroliers, le moratoire que vous demandez porte sur la prospection et non sur la connaissance du milieu. Sommes-nous suffisamment proactifs pour améliorer nos connaissances des fonds marins, que ce soit dans le domaine de la cartographie, de l'identification des espèces ou des processus géologiques ? Sommes-nous bien outillés ? Quel vous semble être le bon échelon - national, européen ou international - pour progresser dans la connaissance des fonds marins ?

Est-il possible de distinguer la connaissance du plateau continental et des grands fonds ? Serait-il possible de dissocier le moratoire ?