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J'ai cru comprendre que le lobbying bat son plein aux États-Unis, comme dans beaucoup d'endroits et qu'il n'a même plus à passer par les canaux de l'administration. Les lobbyistes ne se gêneraient plus et traiteraient directement avec l'entourage immédiat du Président.
...étudier les pratiques, la commission des lois du Sénat français s'était déplacée au Sénat américain. Dans ce cadre, j'avais demandé à son président combien de cas s'étaient déjà présentés et il m'avait répondu « trois, dont deux pour harcèlement sexuel ». J'en avais déduit que beaucoup de papier était utilisé, sans pour autant déboucher sur grand-chose. Comment se passent désormais les choses aux États-Unis pour défendre la morale publique auprès du législateur et des responsables administratifs ?
Des États-Unis, comment percevez-vous l'administration française ? Est-elle encore à la hauteur de ses taches ?
...anque. La crise de liquidité est réparable en actionnant la « pompe à phynance », selon la graphie du père Ubu. Revenons-en au fameux bilan bancaire et à ce qui s'est passé en 2008. Les autres banques ayant du mal à liquider les titres douteux à leur actif, elles ont cessé de se prêter entre elles et fermé leurs portes. C'est là que les banquiers centraux sont intervenus : la Réserve fédérale des États-Unis - la Fed -, d'abord, massivement, puis l'Europe. Grâce à l'injection de liquidités, le système interbancaire s'est remis à fonctionner. La crise est comme une thrombose : il faut éliminer le caillot, soit en utilisant un anticoagulant, soit par une solution définitive, l'État et les banques centrales réinjectant des fonds propres. Une crise peut concerner un ou plusieurs établissements. La crise...
...à vous remercier, monsieur le président, d'avoir permis cette audition. Nous ne sommes pas des pythonisses mais l'objet de notre travail est tout de même d'essayer de voir comment la situation peut évoluer. En particulier, se maintiendra-t-elle telle qu'elle est aujourd'hui ? Si oui, jusqu'à quand ? Après avoir misé sur la Chine et sur les « Brics », sans vrais résultats, pouvons-nous espérer des États-Unis une reprise et que faut-il en attendre ? Allons-nous au contraire vers un nouveau crash financier et une nouvelle crise généralisée ? Monsieur le professeur, vous êtes un observateur bien placé pour répondre à toutes ces questions. Subsidiairement, j'ai cru comprendre que donner une priorité au redressement du système bancaire ne fera pas repartir la machine. Il faut au contraire d'abord faire r...
« Pessimisme de la raison et optimisme de la volonté », disait quelqu'un... Quand je lis Les Échos, j'ai l'impression que les États-Unis vont nous sortir de la crise, que tout est reparti, que le chômage a disparu, ou quasiment. Tout cela est-il fondé ? Sur le plan structurel, la politique, menée notamment en Europe, donne la priorité au sauvetage du système financier, au motif qu'il n'y aurait pas d'autre possibilité. Vous semblez penser le contraire.
Il existe une différence fondamentale entre les deux systèmes : aux États-Unis, c'est l'État qui paye alors que notre système est paritaire, c'est-à-dire financé par les entreprises et les bénéficiaires.