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S'agissant des relations avec la Russie, je confirme que le Président Obama a laissé les Européens, notamment la France et l'Allemagne, négocier avec la Russie sur la question de l'Ukraine. Il y a cependant des réseaux américains qui font pression. J'en veux pour preuve les paroles, à Davos, du vice-président Joe Biden qui aurait suggéré au Président Porochenko, à propos des élections locales prévues par l'accord de Minsk, de faire un référendum pour pouvoir attendre. S'agissant des sanctions, je crois savoir qu'il y a quelques mois, les Russes, qui connaissent des difficultés économiques, ont cherché à emprunter auprès ...
Je ne comprends pas la position américaine sur l'Ukraine. Il n'y a pas eu de véritable politique de l'Union européenne vis-à-vis de la Russie. Il y a eu des tentatives pour rapprocher la Russie de l'Europe, mais on a l'impression que les Américains ont titillé en permanence les Russes sur l'affaire de l'Ukraine de longue date. J'ai en outre l'impression que la position européenne est plus suiviste que la position américaine. Quelle est v...
...spérer ? Quelles retombées technologiques et économiques pouvons-nous attendre ? Très rapidement, j’évoquerai trois enjeux, que je considère déterminants. Premièrement, nous devons être très attentifs aux enjeux industriels. Lorsqu’ils ont mis en place l’initiative de défense stratégique, le premier bouclier anti-missile, les États-Unis ont consacré seulement 1 % du budget à des entreprises non américaines. Aujourd'hui, le déclin industriel américain n’offre pas un contexte favorable à des revendications européennes de partage des techniques. Mais la France a des compétences à faire valoir, et elle doit les faire valoir. Des entreprises françaises développent non seulement des capacités d’interception des missiles intercontinentaux dans l’espace – je regrette d’ailleurs que l’on ait pris deux ans...