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Interventions sur "internet" d'Yves Rome


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M. Guyot a bien posé le sujet d'entrée de jeu. Nous sommes devant un nouveau monde et le vieux monde n'en finit pas de finir. Là est la crise face à laquelle l'Europe reste encore impuissante. La gouvernance de l'Internet reste du domaine des grandes sociétés américaines, dont la masse financière dépasse largement celle des États nations. Il y a urgence à travailler sur deux dimensions essentielles. La première est celle des réseaux, dont on ne parle jamais assez, mais qui commandent les usages. Quelques pépites existent sur le continent européen ? L'Estonie, par exemple, qui a fait la démonstration, certes pour ...

Au risque de me répéter, je voudrais souligner les efforts déjà accomplis au niveau européen. Je tiens également à revenir sur la question importante de la régulation des plateformes. Celle-ci laisse entrevoir une autre problématique : celle de la toute-puissance des GAFA et, en particulier, du pillage des fiscalités nationales. L'explosion des échanges par Internet conduit à un assèchement des prélèvements opérés par les États pour assurer le bien-vivre ensemble sur leur territoire. Nous voyons là les prémices d'un dispositif, à l'échelle européenne, au moins, pour tenter de réguler des pratiques qui, aujourd'hui, ne le sont pas et mettent à terre nos économies à une vitesse exponentielle. Par ailleurs, nous déplorons l'absence d'opérateurs nationaux, voir...

...sérail ! Se laisser, en amont des réseaux, piller les outils nomades fabriqués aux États-Unis ou dans l'arc pacifique, et en laisser capter la valeur par de grands groupes internationaux d'origine généralement nord américaine. Ce principe peut être vu comme un droit nouveau par certains esprits éclairés, mais il peut être aussi destructeur de l'organisation sur laquelle notre modèle français de l'Internet est bâti. Il faut qu'il y ait un accompagnement de l'ensemble de la société sur ce que les usages nouveaux vont générer. En matière de fiscalité, tout est à bâtir, et rapidement. Les États-nations n'y suffiront pas ; il faudra s'organiser à l'échelle européenne, et sans doute même mondiale.