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Olivier Paccaud
Question écrite N° 4511 au Ministère des solidarités


Études de médecine

Question soumise le 19 avril 2018

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M. Olivier Paccaud attire l'attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur les études de médecine.

Le président de la République avait promis durant sa campagne de supprimer le numerus clausus, « un dispositif périmé » ajoutant : « il est à la fois inefficace et injuste. On écarte précocement des étudiants motivés qui auraient fait d'excellents médecins, pour finir par en retenir, voire en chercher d'autres, dont la formation est inégale. »

Chaque année, selon la direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (DRESS), sur 100 médecins autorisés à exercer la médecine, 25 ont un diplôme étranger. Or ceux-ci ont échappé au barrage du numerus clausus, puisqu'il n'existe pas dans leur pays. À titre d'illustration, au 1er janvier 2017, le nombre de médecins inscrits en France et diplômés en Roumanie (où il n'y a pas de numerus clausus) était de 4 254, soit une augmentation de 659 % entre 2007 et 2017 !

Malgré des efforts titanesques, 80 % d'étudiants sont recalés alors que les épreuves de première année (notamment les fameux questionnaires à choix multiples) ne reflètent clairement pas toutes les qualités attendues pour devenir un bon praticien.

Cette situation est d'autant plus navrante, paradoxale, ubuesque que les déserts médicaux se multiplient !

Par ailleurs, le numerus clausus introduit aussi des éléments de sélection par l'argent. Le concours de fin de première année est si difficile que plus des deux tiers des étudiants suivent des cours de soutien durant l'année universitaire, cours délivrés par de nombreuses officines privées dont le coût est parfois très élevé.

Sur tous les bords de l'échiquier politique, de nombreuses voix réclament la fin du numerus clausus et une réforme en profondeur de la première année commune aux études de santé.

Certaines universités, à Angers, dans le Val-de-Loire, en Île-de-France, ont décidé de modifier leur organisation de cette première année commune aux études de santé (Paces).

Il souhaite savoir ce qu'a prévu le Gouvernement pour que ce système cesse d'être « en même temps » inefficace et injuste comme le déplorait il y a peu un certain candidat à la présidence de la République.

Réponse

Cette question n'a pas encore de réponse.

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