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Mme Brigitte Micouleau attire l'attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la situation des malades atteints de bactéries multi-résistantes (BMR) aux antibiotiques.
Ces infections par les BMR provoqueraient chaque année en France près de douze mille décès et probablement cinq fois plus d'amputés et d'invalidés.
La résistance toujours plus grande aux bactéries et aux antibiotiques est à présent un problème majeur de santé publique et de nombreux services de santé alertent sur ce danger.
La commission spécialisée sécurité des patients (CSSP), mise en place en 2016, n'a pas retenu la phagothérapie comme un traitement fiable des patients atteints par des BMR.
Or, des études tentent à prouver le contraire, et particulièrement le projet « phagoburn », conduit au sein de l'hôpital d'instruction des armées (HIA) Percy qui, compte tenu de l'efficacité des bactériophages pour traiter des infections bactériennes, préconise de « faire entrer pleinement la phagothérapie dans l'arsenal des traitements antibactériens modernes ».
Elle lui demande donc dans quelle mesure les trente-deux centres hospitalo-universitaires (CHU) de France pourront participer activement à la formation des médecins en phagothérapie et elle l'interroge sur la position du ministère de la santé et sur sa volonté, en 2019, de reconsidérer la phagothérapie comme traitement efficace des infections par des BMR au moyen de bactériophages.
Cette question n'a pas encore de réponse.
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