Interventions sur "donneur"

399 interventions trouvées.

Photo de Bernard JomierBernard Jomier, rapporteur :

L'amendement COM-9 prévoit de sanctionner le fait de mettre en relation les donneurs et les receveurs d'organes. La loi encadre très strictement le don du vivant en France, qui ne peut intervenir que d'une personne de l'entourage familial ou affectif du receveur. Le donneur est informé par un comité d'experts et doit exprimer son consentement au don devant un magistrat, afin d'éviter que sa décision résulte de pressions. Passer outre cette procédure est déjà punie par le code ...

Photo de Bernard JomierBernard Jomier, rapporteur :

...genre de situation ; - à ce jour, selon les informations obtenues de l'Agence de la biomédecine, seules deux demandes de dérogation relatives à des dons de cellule souches hématopoïétiques d'un mineur vers l'un de ses parents ont été formulées et il s'agissait dans les deux cas de mineurs de plus de dix-sept ans. Cet âge s'explique par la nécessaire adéquation qui doit exister entre le poids du donneur pressenti et celui du patient. En effet, la quantité de cellules souches hématopoïétiques prélevée est fonction du poids du donneur tandis que la quantité de cellules souches nécessaires au malade pour assurer une bonne prise de greffe est calculée en fonction du poids de celui-ci. Je rappelle que le prélèvement de cellules souches hématopoïétiques au bénéfice d'un parent ne concernera pas les je...

Photo de Bernard JomierBernard Jomier, rapporteur :

Cet amendement vise à ouvrir le don du sang aux majeurs faisant l'objet d'une mesure de protection juridique avec représentation aux biens et assistance, alignant ainsi le don du sang sur le régime des dons d'organes, de tissus et de cellules par donneur vivant proposé dans le cadre du projet de loi ainsi qu'aux mineurs de 17 ans, reprenant ainsi une disposition de la proposition de loi visant à la consolidation du modèle français du don du sang déposée par le député M. Damien Abad et votée à l'unanimité le 11 octobre 2018 à l'Assemblée nationale. Il s'agit de permettre aux majeurs protégés et aux mineurs de participer ainsi à la solidarité nati...

Photo de Catherine Di FolcoCatherine Di Folco :

Il me semble que l'amendement COM-249 implique qu'un majeur protégé décédé ne peut pas être donneur d'organes.

Photo de Bernard JomierBernard Jomier, rapporteur :

L'ouverture du droit à la PMA va se conjuguer avec le droit à l'accès aux origines, ce qui devrait entraîner une modification de la typologie des donneurs. Quelles sont vos propositions en la matière, et pour éviter une pénurie de gamètes ? Madame Chesnel, vous avez émis des réserves sur le statut de l'embryon. Quelles sont-elles ?

Photo de Jacques BigotJacques Bigot :

Pour les couples hétérosexuels comme pour les couples de femmes, un consentement à l'AMP est prévu devant notaire. L'article 3 du projet de loi, pour sa part, affirme le droit, pour l'enfant né d'une AMP, d'accéder, à sa majorité, aux renseignements disponibles sur le donneur. Lorsque l'enfant sera issu d'un couple de femmes, ce sera simple, puisque le régime de filiation prévoit une reconnaissance conjointe figurant à l'état civil. En revanche, aucune mention équivalente n'existe sur l'acte d'état civil d'un enfant né d'une AMP au sein d'un couple hétérosexuel. Les parents peuvent donc garder confidentielle l'histoire de sa procréation. Par souci d'égalité entre les ...

Photo de Muriel JourdaMuriel Jourda, rapporteur :

Monsieur le secrétaire d'État, la commission ad hoc pour l'accès aux origines serait chargée de récolter auprès de l'Agence de la biomédecine des données identifiantes et non identifiantes pour les transmettre, ce qui est d'ordre purement administratif. Elle sera aussi chargée d'accompagner les enfants issus du don et les donneurs : comment se fera cet accompagnement ? Que faire en cas de pénurie de gamètes liée, en cas d'extension de la PMA, à l'accroissement de la demande et, en cas de levée de l'anonymat, à la baisse du stock de gamètes, les deux phénomènes produisant un effet ciseau ? Peut-on songer à apporter des gamètes et comment s'assurer alors de l'accès aux origines ?

Photo de Bernard JomierBernard Jomier, rapporteur :

Je tiens à vous remercier ainsi que vos équipes pour leur disponibilité. Ce projet de loi ouvre le don à de nouvelles catégories de population : les mineurs pour le don de cellules souches hématopoïétiques et les majeurs protégés pour le don d'organe. Faut-il poursuivre sur d'autres domaines comme le don du sang ? Les donneurs ne me semblent pas suffisamment valorisés dans notre société : qu'en pensez-vous ? La loi ne peut pas tout prévoir et l'Agence est parfois saisie de demandes de dérogations, ce qui aboutit souvent à faire évoluer la loi. Comment traitez-vous ces demandes ? Sont-elles transmises pour information au Parlement ?

Photo de Chantal DeseyneChantal Deseyne :

Ma question porte sur le transport des greffons, en particulier des greffons rénaux. Les deux facteurs les plus importants pour la réussite d'une greffe sont la compatibilité entre le donneur et le receveur et la rapidité d'exécution de la transportation. Or l'Agence de la biomédecine ne coordonne ni n'assure le transport des greffons, qui reste à la charge des établissements attributaires. Comment pouvons-nous améliorer le transport des greffons en vue d'améliorer l'efficience médicale, et même économique, une personne greffée « coûtant » moins cher que quelqu'un qui doit être en di...

Photo de Muriel JourdaMuriel Jourda, rapporteur :

Ma première question, à laquelle vous m'avez invitée, concerne l'AMP post mortem. Ma deuxième question porte sur la réintroduction de la notion d'infertilité dans la loi. Pouvez-vous y revenir ? Par ailleurs, quelle est votre opinion sur les conditions de levée de l'anonymat et sur la possibilité de levée de l'anonymat des donneurs de l'ancien régime ? Professeur Rachel Levy. - La Fédération des BLEFCO a renvoyé le questionnaire complété, qui comprend les réponses aux questions que vous soulevez. Concernant l'AMP post mortem, je rappelle qu'en cas de décès d'un membre du couple, le projet de loi prévoit de consulter le membre survivant au sujet du devenir des embryons obtenus en AMP et conservés. En cas de décès de son ...

Photo de Olivier HennoOlivier Henno, rapporteur :

...OS. - Nous nous efforçons d'interroger les personnes qui se présentent dans notre centre pour faire des dons sur leur positionnement dans l'hypothèse où la levée de l'anonymat serait possible. La plupart affirment qu'elles poursuivraient leur démarche de don et accepteraient la transmission de leurs données identifiantes, car ces demandes émanent d'enfants en souffrance. L'évolution du profil des donneurs est probable, mais elle est déjà entamée. Les personnes ouvertes à la levée de l'anonymat sont de plus en plus nombreuses. Parmi les couples receveurs que nous recevons en consultation, certains réfléchissent à la possibilité d'attendre la promulgation de la loi pour obtenir un don de sperme afin que leur enfant, une fois majeur, puisse faire un choix. Je ne pense pas qu'une grave pénurie de d...

Photo de Françoise LabordeFrançoise Laborde :

...n âge plus avancé, cohérent avec la durée de nos études. Nous sommes face à un problème complexe. Bien que la PMA soit très médiatisée, le débat parlementaire exige de la distance. Évitons de nous focaliser sur la seule PMA... Quelles propositions concrètes pourrions-nous défendre pour enrichir le projet de loi d'une dimension sur l'information et la prévention ? Par ailleurs, le chiffre de 300 donneurs m'étonne et me paraît très faible : il s'agit d'un sujet majeur. Professeur Jean-Marc Ayoubi. - Les réserves qui ont pu apparaître dans mes propos ne sont pas des réticences. Nous ne voulons pas que ce que l'on a cherché à obtenir pour nos patientes soit contre-productif. Nous souhaitons éviter que les jeunes femmes pensent qu'il n'est plus nécessaire de s'informer et de faire de la prévention ...

Photo de Christine PrunaudChristine Prunaud :

...n-Marc Ayoubi. - Je vais commencer par la fin. L'annonce de la levée de l'anonymat était exagérée. La mesure a été présentée à tort comme une levée d'anonymat. Si j'ai bien compris le texte, il y a trois niveaux. Premièrement, le couple a le droit de dire ou pas que l'enfant est né d'un don de gamète. Deuxièmement, l'enfant a le droit de demander ou pas à connaître ses origines. Troisièmement, le donneur a le droit d'accéder ou non à sa demande. Il ne s'agit donc pas d'une levée totale de l'anonymat. Si le donneur persiste à refuser, la levée ne se fera pas. La seule crainte est que cette mesure soit modifiée dans dix ou quinze ans, c'est-à-dire qu'un don de sperme soit effectué aujourd'hui mais qu'entre-temps, la loi change, ce qui pourrait dissuader certains donneurs. Nous craignons donc que l'...

Photo de Claudine LepageClaudine Lepage :

...Vous avez parlé de la souffrance des couples stériles et je crois en effet qu'il faut partir de là. Je voulais vous interroger sur la levée de l'anonymat du don, telle qu'elle figure dans le texte issu de l'Assemblée Nationale. Vous avez présenté avec précision les contours de cette mesure. Je voulais connaître la réaction des familles en général, celles qui reçoivent le don, mais également les donneurs de sperme ou d'ovocytes. Quelle est leur attitude face à cette levée d'anonymat ? Les couples receveurs projettent-ils de ne jamais en parler à leur enfant et les donneurs envisagent-ils de renoncer aux dons ? Professeur Jean-Marc Ayoubi. - C'est très variable. Certains couples ne veulent absolument pas le dire, d'autres veulent tout dire, estimant que l'enfant a le droit de savoir. Chaque cas ...

Photo de Noëlle RauscentNoëlle Rauscent :

Je vous remercie pour vos propos qui m'ont aidée à progresser dans ma compréhension de la PMA et de ses enjeux. La levée de l'anonymat est en effet une question politique liée à notre société qui demande davantage de transparence. Je trouve que vous avez raison de ne pas entrer dans ce jeu-là. En outre, la possibilité de connaître le donneur n'amènera-t-il pas l'enfant à rechercher son père à sa majorité ? Je comprends que les donneurs puissent être plus réticents, car la loi n'est peut-être à ce stade pas suffisamment aboutie sur ce point. Professeur Jean-Marc Ayoubi. - L'AMP, la reproduction et la bioéthique sont des questions particulièrement nobles et complexes. Personne n'a le monopole de la vérité - ni moi, ni vous - en ce dom...

Photo de Muriel JourdaMuriel Jourda, rapporteur :

Considérez-vous que l'accès aux données non identifiantes ou à l'identité d'un tiers donneur, prévu à l'article 3 du projet de loi, soit un progrès pour le droit de l'enfant à connaître ses origines, en écho aux demandes des personnes nées d'un don de gamète ?

Photo de Bernard JomierBernard Jomier, rapporteur :

...s de progrès et de valeurs et que vous soutenez ? Je vous citerai un exemple : les greffes d'organes se sont développées, et ont permis de sauver des vies grâce à l'évolution des biotechnologies. Autrefois autorisées au seul sein de la famille nucléaire, elles sont désormais possibles au sein à la famille élargie - cousins, cousines. La réflexion du projet de loi porte sur le nombre de paires de donneurs. Qu'en pensez-vous ?

Photo de Michel AmielMichel Amiel :

...ntractuel. La procréation est un phénomène naturel. Vouloir l'ouvrir à une volonté affirmée préalablement, pour des questions juridiques complexes liées au droit de la filiation, n'a-t-il pas pour résultat que le contractuel se substitue à un processus naturel ? Le manque de gamètes dont il a été question, qui est déjà une réalité et qui pourrait être accentué par la suppression de l'anonymat du donneur, ne risque-t-il pas d'ouvrir la voie à un grand marché de la procréation ? Enfin, dans le bouddhisme, il y a les quatre vérités saintes : tout est souffrance, la souffrance naît du désir et, pour supprimer la souffrance, supprimons le désir !

Photo de Dominique de LeggeDominique de Legge :

...er une certaine forme de contradiction entre créer une famille sans père mais avec deux mères et autoriser l'accès aux origines. Peut-on traiter de la même façon un don d'organe, gratuit et anonyme, et un don de gamètes qui, par définition, a vocation à donner la vie ? Le texte permet l'accès aux origines selon certaines modalités. Faut-il l'approuver ? Qui cherche-t-on à protéger ? L'enfant ? Le donneur ? La mère ? L'ouvrir, n'est-ce pas recréer un équilibre ? Ou n'est-ce pas fragiliser ?

Photo de Jean-Pierre CorbisezJean-Pierre Corbisez :

Pour ma part, j'ai été greffé quatre fois. En tant que receveur, je peux vous dire qu'on n'est jamais à la recherche des origines du donneur. Aujourd'hui, si on ne s'inscrit pas sur un registre des refus, on est par principe donneur. Auparavant, il fallait l'inscrire sur une pièce d'identité ou une carte de donneur sanguin. Certes, on bénit le donneur tous les jours, car il a eu un geste de supra-citoyenneté, estimant pouvoir être encore citoyen après sa mort. En revanche, les familles des donneurs décédés ont tendance à essayer de pr...