Je conclus cet exercice « à deux voix » en me félicitant à mon tour de l'action remarquable du Centre de crise, et en appuyant la demande pour un « Hôpital de campagne » qui me parait indispensable. Nous avons évoqué pendant notre visite sur place la question de la protection consulaire européenne, dont vous trouverez les détails dans le rapport écrit. En deux mots et pour terminer, il me semble important d'aller vers un meilleur partage du fardeau : dans la mesure où la France est plus présente dans les pays tiers où nous protégeons mieux nos ressortissants que beaucoup d'autres États membres, nous sommes très souvent « nation pilote » pour les rapatriements. Pourquoi ne pas confier à l'Union européenne la responsabilité d'être la porte d'entrée, voire de disposer de capacités aériennes propres, - nous avons entendu parler de 2 Airbus- comme c'est le cas pour la lutte contre le feu ?
J'insiste, enfin, sur le rôle très important des ambassadeurs pour impulser cette nouvelle approche économique pour notre diplomatie. Lors de nos déplacements, certains nous disent encore que l'économie n'est pas leur souci premier.