J'avais préparé un certain nombre de questions en tant que rapporteur pour avis du budget « politique des territoires », mais le président de la commission en a déjà posé un certain nombre, à juste titre.
Vous avez bien vendu votre volontarisme, encore faut-il passer aux actes. Quand vous évoquez le chiffre de 20 milliards d'ici 2022, il s'agit d'autorisations d'engagement. Il faudra que les crédits de paiement suivent.
Comme le président Maurey, je constate l'écart entre les discours et les actes en ce qui concerne la couverture numérique du territoire, qu'il s'agisse du réseau Internet ou de la téléphonie mobile. Je n'ai jamais vu la téléphonie mobile aussi mal fonctionner depuis quelques années. Entre les opérateurs, il y avait des conventions pour le roaming. Je ne sais pas si elles sont encore en vigueur, mais cela fonctionne très mal. L'État doit rencontrer les opérateurs.
Le Gouvernement a lancé deux initiatives : une concertation nationale sur le numérique et des assises de la ruralité. Pour avoir assisté, il y a quelques jours, aux assises de la ruralité sur mon territoire, où il a beaucoup été question de service public, je peux vous assurer que le numérique a été le grand absent des débats.
Les députées Corinne Erhel et Laure de La Raudière ont rédigé en mai 2014 un rapport sur le développement de l'économie numérique française. Quelles conclusions pratiques en tirez-vous pour l'aménagement numérique du territoire ? Quelles recommandations vous semblent intéressantes ou, au contraire, irréalistes ? Que comptez-vous mettre effectivement en oeuvre et avec quels moyens ?
Où en sont vos réflexions sur un service public universel du numérique ? Qu'attendez-vous exactement du déploiement « d'espaces publics numériques » ? Quelles en seront les modalités concrètes, notamment pour les collectivités territoriales ? Qui va les financer ? Qui va en assurer la maîtrise d'oeuvre ?
Mon département s'est allié avec l'Indre-et-Loire pour créer un syndicat pour le très haut débit, alors que nous n'avons pas le haut débit partout, ni même le bas débit. La fibre optique très haut débit a été déployée dans les zones d'activités de ma communauté de communes, mais avec des coûts d'abonnement exorbitants, de l'ordre de 350 à 400 euros par mois, ce qui explique que très peu d'entreprises s'abonnent.