On évoque un peu vite la responsabilité de l'Europe alors qu'il s'agit en l'espèce d'une décision - d'un règlement - des Etats membres. Ce sujet est emblématique des difficultés de la construction européenne. Nous avons des cultures différentes, des intérêts différents sur ce sujet. Les gouvernements, les eurodéputés qui partagent aujourd'hui la décision avec le Conseil, sont élus démocratiquement et sont parfaitement légitimes quand ils défendent d'autres choix que celui de la France. Nous devons les convaincre et pas seulement affirmer notre position en croyant que nous savons mieux que tout le monde. Sur ce sujet des droits de plantation, la réponse des Etats favorables à la libéralisation est simple : il n'y aura pas de problème car la qualité sera défendue par le système des appellations d'origine protégée. Nous avons à persuader nos partenaires du bien-fondé de notre position.