Le transport routier de marchandises est lourdement impacté par la crise et il doit en outre faire face à un manque criant d'équipements de protection. D'après la Fédération des transporteurs, 70 % des entreprises connaissent un arrêt partiel ou total de leur activité, et les autres subissent des pertes importantes, notamment en raison de la désorganisation de la chaîne logistique. Le secteur craint de nombreux dépôts de bilan et souhaiterait des mesures supplémentaires de soutien, notamment un dispositif de lutte contre les retards de paiement, un remboursement partiel de la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE) pour 2020 et la possibilité de bénéficier directement du taux réduit de cette taxe à la pompe grâce à des cartes d'achat de carburant. Quelles réponses entendez-vous apporter à ces demandes ? Par ailleurs, lors de la reprise de l'activité, comment s'assurer du respect par les entreprises étrangères de transport opérant en France des règles sanitaires édictées par le Gouvernement ?
Ma deuxième question porte sur la situation du secteur automobile. Dans le cadre du futur plan de relance, envisagez-vous d'augmenter les aides à l'acquisition de véhicules propres, comme ce fut le cas après la crise de 2008 avec la prime à la casse ? Quelles autres mesures de soutien pourriez-vous envisager ?