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...ibune publiée dans le journal Le Monde, vous affirmiez que la France devait affermir son attitude vis-à-vis du gouvernement chinois. Vos attentes ont-elles été satisfaites depuis que notre pays assure la présidence du Conseil de l'Union européenne ? Quelle serait, si tel n'est pas le cas, l'attitude appropriée ? Enfin pourriez-vous nous dire un mot d'un éventuel rapprochement entre la Chine et la Russie dans le domaine spatial ?
Je m'interroge sur l'Acte fondateur OTAN-Russie signé en 1997 et surtout sur le Sommet de l'Otan à Varsovie en 2016 et la présence avancée renforcée. Quel jeu et quel poids cela a-t-il dans le raisonnement russe ?
...el répondent à la nécessité d'établir une communication stratégique telle qu'elle a été définie dans le plan en quatre points du gouvernement géorgien afin de conserver le soutien de la population pour le programme de politique étrangère de la Géorgie. Ce soutien avoisine pour l'instant les 75 %. La Géorgie est un voisin idéologique de l'Union européenne mais appartient à l'étranger proche de la Russie. Le voisinage géographique pèse de tout son poids. Aujourd'hui, le modèle européen est en tout point plus attractif que le modèle russe pour la Géorgie. Nous devons espérer que l'Union européenne fera en sorte qu'il le reste pour sécuriser ce pays très angoissé par l'occupation partielle de son territoire.
...ne pourrait aussi conclure un accord avec l'Europe. Ils n'étaient pas favorables à la double appartenance. Nous avons expliqué au contraire qu'il n'était pas opportun de se couper de ces pays. Le Partenariat oriental permet de se rencontrer et de dialoguer. J'ai été frappée de constater que les responsables géorgiens n'ont pas la volonté de mettre de l'huile sur le feu dans leur conflit avec la Russie, en dépit de la présence de check points et de lignes de démarcation, qui sont des frontières de fait, avec l'Ossétie où nous sommes allés. Ils veulent laisser la porte ouverte à la concertation et ne veulent pas cristalliser les choses. Ils ont la volonté d'être tournés vers l'Europe sans braquer la Russie. C'est essentiel. Enfin, pour la Géorgie, comme je l'ai entendu sur place, le dialogue a...
J'aborderai pour ma part le rôle de la Russie et de la Chine aux Nations unies. Le Conseil de sécurité reste marqué par la division historique entre, d'un côté le « P3 » - les États-Unis, le Royaume-Uni et la France -, et de l'autre, la Russie et la Chine. La Russie est le pays le plus isolé. Elle exerce régulièrement son droit de veto, bloquant ainsi l'action des Nations unies en Syrie. Les années 2017 et 2018 ont été marquées par une sér...
...a constitue un aspect positif. Notre démarche mérite d'être approfondie quel que soit le contexte. Ne baissons pas la garde face à la difficulté ! En ce qui concerne les processus d'intégration régionale, le message sur lequel nous insistons fortement est qu'il faut éviter que s'instaure une concurrence entre l'Union européenne et l'Union eurasiatique qui s'est créée en janvier 2015 autour de la Russie. Les pays du « voisinage partagé » doivent être libres de rejoindre les espaces régionaux qu'ils souhaitent et ne devraient pas se voir imposer des choix binaires et exclusifs, comme ce fut le cas pour l'Ukraine. Voilà deux ans, nous avions plaidé auprès de la Commission pour que les pays ayant signé des partenariats avec l'Union eurasiatique puissent aussi signer des partenariats avec l'Union eu...
Quel est votre point de vue sur les relations entre la Russie et les grandes puissances de la planète ? On a beaucoup parlé des probables incursions russes dans les élections américaines. Mais comment analysez-vous les rapports entre la Russie et la Chine, et l'Inde ? En Syrie, la Russie montre toute son ambition à redevenir un Etat-puissance de premier plan sur la scène internationale. La course aux armements est inquiétante. Le 1er février dernier, Vladim...
Madame l'ambassadeur, j'aurais souhaité connaître votre analyse par rapport à la position de la Russie au dernier Conseil de sécurité. Le revirement qu'elle a opéré en ne mettant pas un douzième veto pouvait permettre de nourrir certaines espérances. Or à l'issue de la dernière visite du ministre des affaires étrangères français, on comprend que ce n'est pas si simple, la trêve humanitaire de cinq heures n'étant pas respectée. Pourquoi ce revirement de la Russie ? Cela s'explique-t-il par les rel...
Je souhaite évoquer la position de la Russie à l'égard de la politique européenne de voisinage. On l'a vu, Vladimir Poutine a vivement réagi à la négociation d'accords avec certains pays relevant de la zone d'influence russe, lançant notamment son projet d'union eurasiatique pour contrer ce qui se mettait en place avec des pays comme la Georgie ou la Moldavie. En peu de temps, on a assisté à l'annexion de la Crimée, à la guerre en Ukraine...
En quoi l'élection de M. Trump conforte-t-elle l'ambition historique de la Russie ? Après l'ingérence russe dans les élections américaines, comment qualifieriez-vous le lien entre MM. Poutine et Trump ?
La Turquie semble chercher de nouvelles alliances : quel avenir pour le couple Turquie - Russie ? S'agit-il d'une alliance conjoncturelle ou sur le long terme ? Quid en outre des dossiers en suspens comme Chypre, le génocide, le Haut-Karabagh ? Pourquoi avoir changé d'analyse sur le président Assad ? Vous prônez un triptyque entre Russie, Iran et Turquie. Du fait des récentes déclarations du président Trump à l'égard de l'Iran, quelle place la Turquie entend-elle tenir dans son alliance g...
...e par des accords avec des pays voisins nécessite d'accepter quelques chutes au cours du parcours. La République française ne s'est pas construite toute seule, ni naturellement. Les pays qui n'ont pas encore signé d'accord avec l'Union européenne doivent sentir qu'elle ne les rejette pas, elle qui représente une espérance. Ces pays ont une forte identité et nourrissent des liens étroits avec la Russie. Le peuple de Géorgie est déchiré : il veut progresser avec l'Union européenne et l'Otan sans renier son histoire. De même pour l'Azerbaïdjan. Je suis satisfaite de voir, dans les propos du Président de la République, qu'il n'y a plus d'incompatibilité de signature entre l'Union économique eurasiatique et le Partenariat oriental. Il faut maintenir la clé de répartition budgétaire actuelle. Ce se...
...il faut de toute urgence que l’Europe prenne conscience, eu égard au difficile contexte géopolitique présent, que la modernisation de ce partenariat est désormais une question de survie pour ces ex-républiques soviétiques que nous devons plus que jamais épauler, car elles ont besoin que l’Europe les aide à s’assumer dans le respect de toutes les puissances en présence, tout particulièrement de la Russie. En ce sens, le Président François Hollande a tracé la voie avec les accords de Minsk II, qui doivent nous inciter à regarder les choses diplomatiquement et pragmatiquement : les équilibres sont fragiles, mais ce n’est pas parce qu’ils sont fragiles que nous devons désespérer. L’Europe doit conforter son poids politique ; la présence d’Angela Merkel à ses côtés étant à mon sens de bon augure. Ces...
La disproportion entre les ambitions internationales de la Russie et sa situation intérieure vous paraît dangereuse. Peut-on envisager des bouleversements politiques intérieurs ?