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Interventions sur "AME" de Muriel Jourda


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Je répondrais volontiers que la France entière, Français et étrangers confondus, attend des soins psychiatriques, car, personne ne l'ignore, il existe une véritable difficulté en la matière dans notre pays ! J'en viens à ces deux amendements. Les dispositions de l'amendement n° 484 rectifié de Mme Aeschlimann me paraissent coller davantage au sujet, c'est-à-dire mieux s'inscrire dans l'esprit de l'aide médicale d'urgence, puisqu'il y est question de soins psychiatriques d'urgence. Toutefois, nous n'avons pas souhaité, dans cette rédaction, énumérer de façon exhaustive les soins auxquels on pourrait prétendre au travers de l'...

Ma chère collègue, la rédaction de votre amendement se limite à l'hypothèse d'une attribution de l'AME sur décision du ministre de la santé. Je ne suis pas sûre que cette rédaction concorde avec l'objectif que vous visez, dans la mesure où cette décision est totalement discrétionnaire. Cela étant, le traitement des maladies graves serait bien pris en charge, je le rappelle, dans le dispositif de l'AMU adopté par la commission, ce qui reco...

Comme il vient de le préciser, notre collègue Klinger cherche à supprimer cette notion de « douleurs aiguës », qui laissait – c'est vrai – trop de place à l'interprétation. Il lui substitue la formule qu'il a indiquée et dont il a nous a semblé qu'elle rendait plus lisible le périmètre de l'AMU. Par conséquent, la commission émet un avis favorable sur cet amendement.

Mon cher collègue, dans l'énumération que j'ai réalisée précédemment des examens pouvant être pris en compte dans le cadre de l'AMU, la médecine préventive figure en bonne place, pour la simple raison qu'elle est – vous l'indiquiez vous-même – extrêmement importante en matière de santé publique. Par conséquent, nous ne souhaitons pas réduire ce panier de l'AMU. À mon avis, la rédaction de votre amendement ne permet pas d'atteindre l'objectif que vous avez cité, puisque vot...

...ut d'abord, j'aimerais, pour une fois, parler sans être interrompue. Ensuite, il s'agit exactement des propos que j'ai tenus précédemment lorsque j'ai décrit le panier de soins de l'AMU. Je ne vois pas ce qui vous surprend dans ce que je peux dire ! Vous n'avez voulu écouter que ce que vous pensiez, non pas ce que nous disions… Il me semble donc que nous n'atteindrons pas, même en adoptant votre amendement, le but financier que vous visez, monsieur Durox. En toute hypothèse, le souhait de la commission a été de maintenir ces examens de médecine préventive pour des raisons de santé publique. L'avis de la commission est donc défavorable.

S'agissant d'une demande de rapport, l'avis sera défavorable, d'autant qu'un certain nombre de documents budgétaires sont déjà disponibles, mon cher collègue. Si vous souhaitez toutefois hausser les crédits alloués dans ce cadre, je vous invite à le proposer dans le cadre du projet de loi de finances. La commission émet donc un avis défavorable sur cet amendement.

La commission est évidemment défavorable à ces amendements de suppression, puisqu'elle a souhaité conserver, après l'avoir amendé, cet article 1er. Permettez-moi de reprendre un propos que j'ai tenu au cours de la discussion générale : une politique migratoire consiste à déterminer qui vient, qui reste et à quelles conditions. Il est parfaitement légitime qu'un État puisse fixer les conditions dans lesquelles il accueille des étrangers sur ton t...

... est probable que seront exclus ceux d'entre eux qui ne parviendront pas à atteindre ce niveau de langue, mais c'est ainsi ! Si l'article 1er est adopté et si ce projet de loi va au terme de son parcours législatif, la France décidera que les étrangers qui viennent s'installer durablement – c'est en effet une carte de séjour pluriannuelle qui sera délivrée au bout du compte s'ils réussissent l'examen –, devront maîtriser un certain niveau de langue. Je rappelle à cet égard que, avant d'obtenir une carte de séjour pluriannuelle, un étranger bénéficie d'un titre de séjour plus court, qui lui permet effectivement de commencer à acquérir notre langue. À l'opposé de tout ce qui se faisait jusqu'alors, l'article 1er, tel que la commission l'a amendé, prévoit que l'on exigera désormais d'un étran...

Tout d'abord, la commission partage tout à fait votre volonté, madame Aeschlimann, de faire en sorte que les parents étrangers respectent les principes de la République française et les transmettent à leurs enfants, tout comme ils doivent transmettre la langue française. Cela étant, pour ces enfants-là, je pense que la transmission de notre langue se fait plutôt par l'école.

...publique, nous sommes tellement d'accord avec vous sur la nécessité de leur acquisition que ce projet de loi comporte un article 13, qui prévoit déjà que le séjour est conditionné au respect des principes de la République. Autrement dit, si des parents n'élevaient pas leurs enfants dans les principes de la République ils pourraient parfaitement se voir retirer leur titre de séjour. Aussi, votre amendement me semble déjà satisfait, ma chère collègue, et je vous prie de bien vouloir le retirer.

Cet amendement tend à conditionner l'accompagnement professionnel dont bénéficient les signataires du contrat d'intégration républicaine au suivi sérieux et assidu des formations qui sont prescrites en matière linguistique et civique. Ces deux obligations seront suivies conjointement.

...l exigé au niveau A2. Par conséquent, nul besoin ici de mesures d'impact, puisque nous avons déjà fixé, dans ce projet de loi, le niveau que nous souhaiterions que l'étranger atteigne pour l'obtention d'une carte de séjour pluriannuelle en France. L'étude d'impact que vous proposez ne nous paraissant plus nécessaire, vous comprendrez, mon cher collègue, que nous vous demandions de retirer votre amendement, faute de quoi, nous y serions défavorables.

En réécrivant l'alinéa 15, les auteurs de ces deux amendements « écrasent » en quelque sorte l'obligation de résultat, qui constitue précisément l'apport principal de ce projet de loi en matière de formation linguistique. Ce n'est pas dégrader la condition des étrangers que de préciser qu'ils doivent parler un français raisonnablement correct pour séjourner plusieurs années en France ! Nous maintenons donc cette obligation de résultat, à laquelle no...