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Interventions sur "festival" de Sylvie Robert


9 interventions trouvées.

...t pas été associée à un sur-risque d’infection pendant la période où ceux-ci étaient ouverts. En d’autres termes, s’il est logique qu’ils soient soumis à des protocoles sanitaires, les établissements et les événements culturels n’ont pas à endurer des modalités de réouverture plus drastiques que d’autres lieux aux caractéristiques similaires. Je pense aux critères cumulatifs très lourds pour les festivals – mais cela va peut-être évoluer –, au pass, à la jauge et à la densité. C’est une question de sécurité, d’égalité de traitement, mais aussi d’accessibilité réelle à la culture. À cet égard, le pass sanitaire, bien qu’il soit temporaire, et mieux cadré par le Sénat, soulève encore de multiples interrogations, et sa mise en œuvre se révélera compliquée et coûteuse. Je tiens à rendre hommage à l...

...ent celle du Conseil national des professions du spectacle (CNPS), et sommes interpelés dans nos territoires sur les fêtes de plein air en configuration debout, autorisées à partir du 9 juin selon des jauges définies par les préfets. À quel moment les préfets prendront-ils les décrets ? De ce moment dépend la décision de tenir ou non l'évènement de plein air. De plus à partir du 1er juillet, les festivals de plein air en configuration debout pourront avoir lieu en respectant une jauge de quatre mètres carrés par festivalier. Économiquement, c'est très compliqué car il faudrait préciser si cela signifie 4 000 mètres carrés avec 1 000 personnes. Il y a là une source d'incompréhension, si ce n'est d'inquiétude. Vous nous annoncez que cette incertitude sera levée très rapidement, ce qui est absolumen...

...res, la création d'un fonds seront des leviers importants pour l'ensemble du secteur. La proposition la plus délicate - et, vraisemblablement, la plus discutée - concerne le pass sanitaire. Je souhaite obtenir quelques précisions sur le sujet. Ce pass sera-t-il obligatoire ? Et, si tel est le cas, qui décidera de cette obligation ? Ce pass ne concerna-t-il que les jauges debout ? Si la durée du festival excède cinq jours, de nouvelles conditions seront-elles nécessaires ? Prenons l'exemple du festival des Vieilles Charrues, qui a fait le choix, contrairement à d'autres festivals, de se tenir cette année et doit durer dix jours, avec une jauge de 5 000 personnes assises. Considérant sa durée, sa jauge, sa situation en plein air, comment s'organisera, pour un tel festival, la mise en place de ce p...

Je vous remercie pour vos propos. Vous me permettrez un petit clin d'oeil breton à Jérôme Tréhorel. La Bretagne est une terre de festivals, et les conditions dans lesquelles ils pourront être autorisés à se tenir cet été nous intéressent au premier chef. La ministre de la culture ne l'a pas encore validé, mais un concert-test pourrait justement être organisé en mai prochain à Saint-Malo avec une jauge « debout », sous la supervision du Centre hospitalier universitaire (CHU) de Rennes et de l'École des hautes études en santé publiqu...

... enfin - à la relance. Dans un contexte où beaucoup d'artistes sont fragilisés, beaucoup de créations et de projets ont été reportés, voire annulés, comment pensez-vous que pourront se bâtir les prochaines saisons ? Je m'interroge d'autant plus qu'il n'est pas certain que de nouvelles mesures de relance soient envisagées par le Gouvernement pour le secteur. Par ailleurs, le fonds de soutien des festivals annoncé par la ministre vous parait-il suffisant ? Existe-t-il à ce jour des réflexions sur la création d'un fonds de soutien à l'équipement et à l'investissement pour permettre d'adapter les salles aux protocoles sanitaires ? Quelle est votre position quant à la proposition d'un « pass sanitaire » et d'un renforcement du traçage ? Enfin, je m'interroge sur la situation des festivals qui se déro...

Dès 2017, notre collègue Françoise Laborde, Présidente du groupe d'études sur les arts de la scène, de la rue et des festivals en régions, nous avait alertés sur la fragilité croissante des festivals. Leur équilibre économique, déjà naturellement précaire en raison des nombreux aléas auxquels ils sont soumis, est de plus en plus menacé par la hausse du coût des cachets des artistes, d'une part, et la hausse des coûts de sécurité d'autre part. J'avais moi aussi évoqué ce problème des coûts de sécurité lorsque je vous ava...

Les festivals de musiques actuelles et des arts de la rue sont les plus concernés par la question des coûts de sûreté compte tenu de leur intervention dans l'espace public.

Le décret « son », entré en vigueur en octobre 2018, qui vise à prévenir les risques liés aux bruits et aux sons amplifiés est une autre source d'inquiétude pour les organisateurs de festivals. Ces différentes dispositions freinent leur capacité à intervenir dans l'espace public et bouleversent leurs modèles économiques.

Bien des gens s'inquiètent de la fragilité des festivals. Paradoxalement, on continue à en monter. On ne peut pas nier le dynamisme fort de cette nouvelle génération qui invente des formes différentes de festivals fondées sur de nouveaux modèles économiques. Je reste inquiète de la concentration des festivals. Des sociétés ont la mainmise sur l'ensemble de la chaîne : créer, produire, vendre les billets, diffuser, tout leur revient. La créativité ris...