Amendement N° 150 3ème rectif. (Retiré)

Mise au point au sujet d'un vote

Discuté en séance le 12 novembre 2015
Avis de la Commission : Demande de retrait — Avis du Gouvernement : Demande de retrait

Déposé le 9 novembre 2015 par : Mme Deromedi, MM. Frassa, Cantegrit, Bouchet, Cadic, Mme Cayeux, MM. Chaize, Commeinhes, Charon, Chasseing, Cornu, Mme Estrosi Sassone, MM. B. Fournier, Gilles, Gremillet, Mme Gruny, M. Houpert, Mme Hummel, MM. Husson, Lenoir, Mme Lopez, MM. Mouiller, Saugey, Mme Troendlé, MM. Vaspart, Vasselle, Vogel.

Photo de Jacky Deromedi Photo de Christophe-André Frassa Photo de Jean-Pierre Cantegrit Photo de Gilbert Bouchet Photo de Olivier Cadic Photo de Caroline Cayeux Photo de Patrick Chaize Photo de François Commeinhes Photo de Pierre Charon Photo de Daniel Chasseing Photo de Gérard Cornu Photo de Dominique Estrosi Sassone Photo de Bernard Fournier 
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Après l’article 52

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

I. – Après l’article L. 5125-23-4 du code de la santé publique, il est inséré un article L. 5125-23-… ainsi rédigé :

« Art. L. 5125-23-… – La délivrance dans des officines de pharmacie des médicaments à usage humain appartenant à la classe des antibiotiques se fait à l’unité, lorsque leur forme pharmaceutique le permet.
« L’opération de division du conditionnement en vue de la délivrance au détail des médicaments par les pharmaciens d’officine ne constitue pas une opération de fabrication au sens du présent code. Elle est réalisée par le pharmacien ou, sous sa responsabilité, par le préparateur en pharmacie ou par un étudiant en pharmacie dans les conditions prévues à l’article L. 4241-10.
« Un décret définit, pour ces médicaments, les modalités de délivrance, d’engagement de la responsabilité des différents acteurs de la filière pharmaceutique, de conditionnement, d’étiquetage, d’information de l’assuré et de traçabilité, après la consultation des professionnels concernés. Il détermine, en fonction du prix de vente au public mentionné à l’article L. 162-16-4 du code de la sécurité sociale, les règles de fixation du prix à l’unité de vente au public, de prise en charge par l’assurance maladie et de facturation et prévoit les modalités de financement susceptibles d’être mises en œuvre. »

II. – Le I entre en vigueur dans un délai de deux ans à compter de la promulgation de la présente loi.

III. – Le rapport de l’expérimentation prévue à l’article 46 de la loi n° 2013-1203 du 23 décembre 2013 de financement de la sécurité sociale pour 2014 est publié avant le 1erfévrier 2017. Il porte sur la période écoulée entre la publication du décret d’application dudit article et le 31 décembre 2016.

Exposé Sommaire :

Notre amendement vise à lutter contre le gaspillage de médicaments.

Déjà en place en Angleterre ou en Allemagne, la délivrance de médicaments à l'unité peine à se développer en France.

La mesure se met en place dans quatre régions test où l'État a appelé des pharmacies à tenter l'expérience. La loi de financement de la sécurité sociale pour 2014 (Loi n° 2013-1203 du 23 décembre 2013, art. 46) a, en effet, autorisé une expérimentation de ce dispositif. Le décret d'application de cette loi a été promulgué il y a un an (décret n° 2014-1047 du 15 septembre 2014),

«Un médicament sur deux n'est pas consommé» avait déclaré en octobre la ministre des Affaires sociales et de la Santé, pour appuyer ce dispositif dont l'objectif est triple: lutter contre le gaspillage car «chaque français conserve en moyenne 1, 5 kg de médicaments non utilisés dans son armoire à pharmacie», limiter l'automédication et réduire le déficit de la Sécurité sociale.

Dans le contexte de crise économique actuel, et de nécessité urgente de trouver de nouvelles ressources pour la sécurité sociale, et de faire des économies durables, il nous a paru nécessaire d'urger la mise en œuvre du dispositif mis en place il y a un an et de le généraliser. Toutefois, dans le souci de préparer les officines à cette nouvelle mesure, une disposition transitoire est prévue : le nouveau dispositif n'entrerait en vigueur que dans un délai de deux ans à compter de la promulgation de la présente loi.

D'ici là, nous disposerons du rapport d'expérimentation de l'INSERM qui permettra d'apporter les correctifs et améliorations nécessaires.

NB:La présente rectification porte sur la liste des signataires.

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